Lauréat Prix Emile-Reynaud 2020

Souvenir, Souvenir, de Bastien Dubois, lauréat du prix Emile-Reynaud 2020 !

Depuis 1977 le Prix Émile Reynaud est attribué par les adhérents de l’AFCA à un court métrage français de l’année

Ce Prix est à la fois un hommage au pionnier que fut Émile Reynaud et une reconnaissance de filiation entre son travail et celui des créateurs contemporains Véritable passerelle entre les générations, il témoigne de l’évolution de l’animation et de la production française L'historique des gagnants du prix Émile Reynaud est à retrouver sur le site de l'AFCA.

Lauréat 2020

Remis habituellement à l’occasion de la Fête du cinéma d’animation qui s’est tenue cette année du 14 au 31 octobre, la projection et remise du Prix Emile Reynaud n’a malheureusement pu avoir lieu en raison du confinement.

Cette année, le vote s’est déroulé intégralement en ligne jusqu’au 8 novembre 2020. Les adhérents de l’AFCA ont ainsi plébiscité Souvenir, Souvenir de Bastien Dubois (Blast production) qui se verra attribuer un abonnement d’un an à Bref cinéma (édition papier et digitale) ainsi qu’à la plateforme UniversCiné qui fera également l’acquisition du film.

Souvenir Souvenir, de Bastien Dubois (Blast Production)

Synopsis
Pendant dix ans j’ai prétendu vouloir faire parler mon grand père sur la guerre d’Algérie. Aujourd’hui je ne suis plus sûr de vouloir entendre ce qu’il a à dire ni d’avoir envie de faire ce film d’ailleurs.

A propos de Bastien Dubois

Né en 1983 à Lille, Bastien Dubois sort diplômé de Supinfocom Rubika de Valenciennes en 2006 en animation 3D. Passionné de voyages, il retranscrit rapidement ses périples en film d’animation. C’est notamment avec Madagascar, carnet de voyage,son premier film indépendant, qu’il rencontre le succès avec plus de 200 sélections dans des festivals internationaux dont Sundance. Le film a également remporté une nomination aux Oscars en 2011. Il est aussi le président de l’association Art Brutal qui offre des modalités de soutien au cinéma d'animation.

Le mot de l'AFCA

Souvenir, Souvenir use des caractéristiques du documentaire. Et si, comme on pourrait le croire, son sujet principal n'est pas l'implication d'un aïeul durant la Guerre d'Algérie, c'est bien celui d'un parcours personnel, ici du réalisateur. Ce film intimiste nous engage sur la démarche du cinéaste alors même que son processus de création est en cours.

Cette œuvre sensorielle, tout en textures et en couleurs, cultive avec ingéniosité la mixité des techniques dans une mise en scène sobre et pourtant foisonnante. Elle nous plonge dans un récit touchant, à travers des protagonistes qui se font les justes voix de cette œuvre et appellent à la bienveillance.