Réforme de l'audiovisuel public : Le cas de France 4 inquiète

La réforme de l'audiovisuel public se dévoile petit à petit. Une nouvelle stratégie est proposée pour conquérir le jeune public : supprimer France 4 en hertzien pour la basculer sur un format digital. Le secteur de l'animation s'inquiète sur l'impact d'une telle décision pour la filière audiovisuelle.

Toutes les brèves : Le monde de l'animation

France 4 : la chaîne jeune public

France 4, propose des programmes instructifs et divertissants principalement destinés au jeune public.

Elle est née de la chaîne Festival qui lui a laissé la place en 2005. Si l'animation n'est pas la seule proposition de la chaîne, elle reste très largement présente au cours de la journée. 

Suppression de France 4 : les questionnements, les inquiétudes

La ministre de la culture Françoise Nyssen affirme que le basculement de France 4 sur le numérique "va pouvoir accroître son audience". Ce point de vue fait débat, de nombreux questionnements agîtes les acteurs du cinéma d'animation.

La filière de l'animation sur laquelle France 4 repose largement enregistre de belles performances : 40% de l'export audiovisuel français et +40% de masse salariale entre 2014 et 2016, comme le précise le SPFA. 

Il est donc légitime de se demander pourquoi un tel changement et surtout, dans quelles conditions :

- Quel sera le nombre d'heure de programmes dédié à l'animation ? 

- Quel sera le volume de production soutenu ? 

- Avec un basculement sur Internet, les commandes de séries animées vont-elles baisser ? 

- Comment la concurrence va-t-elle être gérée ? 

- L'accès à l'offre de cinéma d'animation sera-t-elle accessible pour tous ? 

Les différents syndicats du secteur de l'animation se mobilisent afin de répondre à ces questions : 

Le SPFA - Syndicats des Producteurs de Films d'Animation a publié un communiqué de presse exposant les avancées du débats et les revendications. 

Le SPI - Syndicat des Producteurs Indépendants a également fait des déclarations allant dans le sens d'une demande d'une plus grande précision de l'avenir afin de ne pas déstabiliser la production audiovisuelle d'animation.

La Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) a également fait des déclarations en exprimant sont inquiétude quant aux garanties apportées au partenariat de France Télévisions avec le secteur de l'animation.